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13/07/2014

Les vignes fortement impactées par le grêle

DSC_5140.JPGLaurent et Benoît Bourrel constatent les impacts de grêle sur les grappes qui ne seront pas vendangées car trop abîmées.

L’Alliance Minervoise hompsoise compte 400 viticulteurs. Après l’averse de grêle du dimanche 6 juillet, 60 viticulteurs ont vu leurs vignes saccagées entre 80 et 100%. Autrement dit, sur 3000 Ha environ, 600 Ha sont touchés, soit quelques 15%. 

 

Parmi ces viticulteurs qui ont pratiquement tout perdu, les frères Laurent et Benoît Bourrel qui doivent renoncer à vendanger 16 Ha de viorne, des vignes jeunes de cinq ans environ. C’est d’autant plus dommage que les vendanges étaient programmées vers le 20 août. La grêle a tout détruit à 40 jours du début des vendanges. 

 

Au-delà du manque à gagner de cette année, la récolte de 2015 accusera un déficit de 25% environ. C’est donc un dommage qui va se répercuter sur plusieurs années. En quelques  minutes, beaucoup de travail a été anéanti. La première chose à faire est de cicatriser les plaies du cep et des sarments à l’aide d’un traitement à base de cuivre. Et espérer que les ceps repartiront. Mais les blessures sont profondes et les plants auront du mal à reprendre après ce traumatisme.

 

De mémoire de viticulteur hompsois, un tel désastre dû à la grêle n’a pas d’écho dans les cinquante dernières années. 10 à 15% des viticulteurs sont assurés contre la grêle qui n’est pas reconnue comme catastrophe naturelle. Les indemnités serviront à couvrir les frais de remise en état mais le manque à gagner et le travail anéanti ne se rattraperont pas.

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