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10/03/2013

Le 11 n'est pas le 34 : les pompiers ne se déplacent que dans leur département

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Le fossé près de l'étang où Chantal est restée plus d'une heure.

Le chien se noie, sa maîtresse voulant le sauver est piégée dans l'eau boueuse sans pouvoir en sortir par ses propres moyens.

Tout le monde connaît Chantal Rossin dont la maison située à Olonzac est pratiquement un refuge de la SPA. Elle vient plusieurs fois par jour promener ses 4 ou 5 chiens à Homps entre le lac de Jouarres et l'étang de migration.

Il pleut depuis trois jours, les terres sont détrempées, le gazon est glissant. Les environs sont sillonnés de fossés destinés à absorber les eaux lors des inondations et le trop-plein de l'étang. Certains sont profonds de plusieurs mètres, une eau stagnante sur de la vase y est présente en permanence surtout lorsqu'il pleut, les roseaux y poussent.

Mercredi 6 mars, un cavalier king-charles (Garou, 10 ans) glisse et se noie dans un fossé situé non loin du banc de bois le long de l'étang. Chantal, 70 ans, essaie de le secourir et glisse à son tour. Elle a de l'eau jusqu'à la poitrine (le fossé est profond de 2,20 m) et aucun moyen de sortir seule de l'eau boueuse. Pour le chien, il est trop tard, il s'est noyé. Chantal appelle les pompiers sur son portable. Ne les voyant pas venir, elle appelle un voisin proche à la rescousse. Celui-ci, Daniel De Smet, domicilié à Homps, prend le chien, puis arrive à sortir Chantal à l'aide de la laisse d'un chien. Chantal est à la limite de l'hypothermie, il pleut, la température est basse. Les 4 autres chiens ont patiemment attendu sur le bord : Rapido un teckel de 9 ans, Fanny un cocker américain de 9 ans, Rox un labrador aveugle de 14 ans et Veina, un rottweiller de 6 ans.

Les pompiers, prévenus dès 10 h 40, venus de Lézignan-Corbières (15 km) ont appelé Chantal sur son portable car ils ne trouvaient pas l'endroit. Ils sont arrivés plus d'une heure après l'appel, vers 11 h 55. L'accord entre la commune d'Homps et les responsables des pompiers héraultais n'est toujours pas signé à ce jour. Les pompiers de la caserne d'Olonzac (2 km) qui aurait été à pied d'œuvre en quelques minutes, n'ont pas été prévenus. D'autant plus que la victime habite Olonzac ! Une aberration administrative (le 11 n'est pas le 34) qui aurait pu avoir de lourdes conséquences si M. De Smet n'était pas intervenu immédiatement.

11:23 Publié dans Faits divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pompiers, noyade

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